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jan 8, 2015 No Comments ›› Norm Attaryan

Commerce international : commercialiser l’eau douce canadienne sous l’égide d’une société d’État

L’histoire récente démontre que ce ne sont plus les grandes sociétés capitalistes qui accaparent la plus grande part de l’économie mondiale mais bien les sociétés d’état (State owned organizations, ou SOE, en Chine). Par exemple, la société nationale du pétrole de l’Iran produit à elle seule plus de pétrole que toutes les multinationales connues réunies. Au Canada, on ne peut que se navrer du fait que Pétro-Canada, qui aurait pu contrebalancer les visées monopolistiques de l’industrie pétrolière privée, ait été « vendu » au plus offrant sur l’autel de la libre entreprise il y a plusieurs années.

Il est scientifiquement prévisible (l’espace pour le démontrer manque ici) que l’eau douce sera la ressource qui sera la plus monnayable à travers le monde à partir des années 2030 ou 2040. Comme fiduciaire d’une des plus importante réserves d’eau douce dans le monde, le Canada aura alors avantage à exploiter certains bassins importants (ex. Baie de James ou Grands Lacs) à des fins d’exportation massive vers certains États américains qui en auront vivement besoin comme la Californie, le Nevada, le Texas, etc. À cet effet, l’ingénieur terre-neuvien Thomas Kierans a été en 1959 un visionnaire, avec son projet de Great Recycling and Northern Development (GRAND) Canal of North America.

Rappelons ici que l’eau douce va ultimement se jeter dans l’océan et qu’elle n’est alors plus « rentable », puisqu’elle devient salée. Toute attitude protectionniste quant à l’eau douce NON-UTISÉE et aujourd’hui évacuée dans l’océan est donc injustifiable, sinon carrément ridicule.

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