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jan 8, 2015 No Comments ›› Norm Attaryan

Vie privée : libérer la vie privée des Canadiens: l’État n’a aucun droit dans leur chambre à coucher ou dans leur salon

Affirmée naguère par l’Honorable Pierre-Elliot Trudeau, l’idée que l’État n’avait rien à faire dans la chambre à coucher du citoyen mérite d’être réaffirmée haut et fort. Les relations sexuelles qu’il a, qu’elles soient gratuites, intéressées ou rémunérées, les liquides qu’il ingère, la nourriture qu’il mange ou les matières qu’il fume sont des objets de choix personnels et ne concernent pas le législateur. C’est la volonté du citoyen qui guide ses choix, dans une société libérale, pas l’état policier.

En revanche, il importe que l’État anticipe et prévienne les conséquences qui pourraient être néfastes pour la santé publique d’un usage abusif d’alcool, de drogues ou de médicaments en contrôlant la vente de ces produits, en établissant par ce biais un fichier strictement confidentiel et non-pénal des citoyens pouvant nécessiter de l’aide personnelle et en contribuant généreusement aux organismes d’aide aux diverses dépendances.

Le contrôle intelligent de la vente des substances altérant l’humeur pourrait par ailleurs procurer des deniers utiles à l’État, notamment pour traiter les dépendances, tout en coupant le robinet au monde interlope tout en diminuant les impacts nocifs des drogues frelatée sur le système de santé, en enlevant du coup aux criminels la responsabilité, si on peut dire, du contrôle de la qualité.

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