Accueil  »  Blogues et commentaires  »  14 idées pour faire avancer le Canada  »  Énergie : développer une nouvelle filière d’énergie verte de masse : le nucléaire
jan 8, 2015 No Comments ›› Norm Attaryan

Énergie : déployer une filière illimitée d’énergie verte de masse: l’énergie nucléaire

Un vaste consensus se dégage peu à peu dans la communauté scientifique internationale, même parmi les pionniers du mouvement environnemental : il faut permettre à l’humanité de produire l’énergie nécessaire au chauffage, à la climatisation et aux transports collectifs, et seule l’énergie nucléaire peut fournir de façon suffisante et appropriée cet apport énergétique de masse (base load) en générant le minimum de gaz à effet de serre.

Paradoxalement, les environnementalistes qui persistent à dénier les atouts de l’énergie nucléaire constituent peut-être eux-mêmes la plus grande menace à l’environnement car ils déclarent hors-jeu la seule filière « verte » d’importance apte à remplacer le pétrole.

Le Canada a par ailleurs développé une filière nucléaire originale qui devient providentielle pour l’avenir car elle permet de « brûler » (recycler) des combustibles nucléaires déjà utilisés sans générer de gaz à effet de serre. Les déchets nucléaires (souvent décriés comme le problème no 1 de cette industrie) sont ainsi minimisés car ils deviennent réutilisables.

Tant l’énergie éolienne que l’énergie solaire conservent une niche écologique qui peut contribuer jusqu’à 20% de nos besoins. Beaucoup de projets éoliens ou solaires se sont révélés au cours des ans être devenus des fraudes commerciales, sinon intellectuelles. Ces sources d’énergie sont par définition incapables de produire une énergie constante car elles sont inefficaces quand il ne vente pas ou quand il ne fait pas soleil.

Par ailleurs, l’attrition prévisible des réserves pétrolières dans le monde devrait nous convaincre qu’il faut préserver les précieux hydrocarbures qu’il reste pour les besoins des prochaines générations : industries chimiques, pharmaceutiques, agricoles, plastiques, etc. Les brûler constitue un acte dérisoire digne des hommes des cavernes.

Le Québec a les moyens pour l’instant de s’ancrer dans le déni de l’évidence car cette province est privilégiée de pouvoir harnacher sans vergogne ses rivières, utilisant pour l’essentiel une énergie plus « propre » que celle fournie par l’atome, en termes de bilan environnemental, si on ne considère pas le méthane libéré par les barrages nordiques.

Cela ne saurait toutefois pas durer éternellement, car la capacité hydro-électrique du Québec trouvera sa limite avec la croissance démographique que connaîtra un jour ce territoire, un des rares à bénéficier d’impacts positifs des changements climatiques globaux.

Laisser un commentaire